IPTV 12 Mois
Voir les offres

Boîtier IPTV · aucun appareil testé

Peut-on enregistrer avec un boîtier IPTV, et sous quelles conditions ?

Savoir si l’on peut-on enregistrer avec un boîtier IPTV revient à poser la question au mauvais objet. Le matériel n’enregistre rien de lui-même : c’est le lecteur installé dessus qui propose ou non cette fonction, et tous ne la proposent pas. Le choix se joue donc sur l’application, pas sur la boîte.

Martin, auteur des guides d’installation de IPTV 12 MoisÉcrit par

Publié le · mis à jour le

Sommaire · 5 sections

01Le rôle du matériel

Avec un boîtier IPTV, peut-on enregistrer quoi que ce soit ?

Pas par lui-même, et c’est la réponse qui surprend le plus. Un appareil de ce type n’embarque aucune fonction d’enregistrement propre, contrairement à un décodeur satellite muni d’un disque dur. Il se contente d’exécuter les applications qu’on installe dessus, et l’enregistrement est une fonction de ces applications, jamais de la boîte elle-même.

La comparaison avec un enregistreur classique induit en erreur. Un décodeur à disque dur a été conçu autour de la fonction : le disque est interne, l’interface propose une touche dédiée, et la marque garantit que l’ensemble fonctionne. Rien de tout cela n’existe ici ; l’appareil est une plateforme neutre.

Cela a une conséquence pratique agréable : la fonction ne dépend pas de votre achat matériel. Un appareil bon marché sur lequel tourne un lecteur capable d’enregistrer enregistrera, là où un appareil coûteux avec un lecteur qui ne le propose pas ne le fera jamais. Payer davantage pour la boîte n’achète pas cette fonction.

La seule contribution réelle du matériel est la connectique de stockage. Un appareil doté d’un port USB accepte une clé ou un disque externe ; un appareil qui n’en a pas limite les enregistrements à sa mémoire interne, qui est petite.

La prise réseau compte également, pour une raison indirecte. Enregistrer tout en regardant demande deux flux simultanés, donc le double du débit, et c’est précisément la situation où le Wi-Fi commence à faiblir. Un appareil relié par câble tient cette charge sans difficulté là où le même appareil en Wi-Fi produira un fichier incomplet.

Quel que soit le lecteur retenu, il lui faut des identifiants valides, et nos offres IPTV en France les fournissent pour douze mois.

02Les lecteurs

Quels lecteurs documentent une fonction d’enregistrement ?

Certains la documentent explicitement, un autre documente clairement son absence, et pour les derniers l’éditeur ne dit rien dans un sens ni dans l’autre. Cette troisième catégorie mérite d’être traitée comme une absence tant que rien ne vient la confirmer, parce qu’une fonction espérée ne se réclame pas après l’achat.

La fiche Google Play de TiviMate, publiée par son éditeur, annonce l’enregistrement parmi ses fonctions, aux côtés du guide des programmes, du rattrapage et de l’affichage multiple. Le site de l’éditeur reprend la même liste. C’est le cas le mieux documenté des lecteurs couverts sur ce site.

À l’inverse, l’éditeur de Smart IPTV ne propose pas d’enregistrement, ce qui en fait un choix simple plutôt qu’un choix complet. L’information est utile avant l’achat, puisque ce lecteur se paie une fois par appareil.

Pour les autres, l’honnêteté commande de ne rien affirmer. Une fonction non documentée par son éditeur n’est pas une fonction absente, mais elle n’est pas non plus une fonction sur laquelle fonder un achat. Le détail de ce que chaque éditeur publie est repris lecteur par lecteur ailleurs sur ce site.

Ce qui décide, Rôle, Comment le vérifier
Ce qui décideRôleComment le vérifier
Le lecteurC’est lui, et lui seul, qui propose la fonctionLa fiche publiée par son éditeur
Le port USBAccueille le support de stockageLa fiche technique de l’appareil
Le débitUn enregistrement consomme autant qu’une lectureDoubler si vous regardez en même temps
Le guide des programmesSert de base à la programmationDes horaires justes sur les chaînes visées

Fonction d’enregistrement annoncée par l’éditeur sur la fiche officielle de TiviMate.

03Le stockage

Où le fichier est-il écrit, et sur quel support ?

Sur la mémoire de l’appareil, ou sur un support branché en USB quand la prise existe. La mémoire interne d’une clé de streaming se remplit en quelques heures de vidéo, ce qui rend le port USB nettement plus important que la capacité annoncée sur la fiche.

Un ordre de grandeur suffit à comprendre la contrainte. Une heure de vidéo en haute définition occupe plusieurs gigaoctets, et davantage en 4K. Une clé de streaming dont la mémoire interne est déjà partiellement occupée par le système et les applications ne laisse donc pas la place d’une soirée de programmes.

Le support externe change la donne, mais il introduit ses propres contraintes. Le format du disque doit être reconnu par le système de l’appareil, et un disque alimenté par le seul port USB peut manquer de courant sur une clé de streaming. Un disque avec sa propre alimentation évite ce problème.

Vérifiez enfin où le lecteur écrit réellement. Certaines applications proposent de choisir le dossier de destination, d’autres écrivent dans leur propre espace, et cet espace disparaît avec l’application si vous la désinstallez.

Un test de quelques minutes évite les mauvaises surprises. Lancez un enregistrement court, vérifiez que le fichier existe, ouvrez-le, puis regardez l’espace libre restant. Ces trois vérifications suffisent à savoir si la fonction est utilisable au quotidien ou seulement présente dans les menus.

Enregistrer suppose d’abord de pouvoir lire : pour recevoir l’IPTV, seuls comptent des identifiants en cours de validité.

04Les limites

Quelles limites connaître avant de compter dessus ?

Trois, et elles surprennent souvent parce qu’aucune ne relève du lecteur. Un enregistrement occupe la bande passante exactement comme une lecture, il dépend d’un appareil resté allumé et connecté du début à la fin, et le fichier produit reste enfermé là où il a été écrit tant que personne ne l’a copié ailleurs.

La première limite est la plus contre-intuitive. Enregistrer ne consiste pas à capter un signal déjà présent, mais à télécharger le flux et à l’écrire sur le disque. Un enregistrement consomme donc exactement le même débit qu’un visionnage, et enregistrer une chaîne pendant que l’on en regarde une autre revient à faire fonctionner deux flux simultanés.

La deuxième tient à l’appareil. Il doit rester allumé et connecté pendant toute la durée prévue, ce qu’une veille automatique ou une coupure de courant interrompt sans prévenir. Un enregistrement programmé la nuit sur un appareil qui se met en veille produit un fichier tronqué.

La troisième est une question d’usage plutôt que de technique. Le rattrapage, proposé par plusieurs lecteurs, permet de revoir une diffusion passée sans rien avoir programmé ni stocké. Pour la plupart des besoins, il rend l’enregistrement inutile.

Avant d’organiser quoi que ce soit autour de cette fonction, posez la question dans l’autre sens : que voulez-vous conserver, et pendant combien de temps ? Revoir une rencontre le lendemain relève du rattrapage et ne demande aucun réglage. Garder une émission plusieurs mois relève de l’enregistrement, et suppose alors un support de stockage prévu pour cela plutôt que la mémoire de l’appareil.

Ces trois limites découlent du mode de diffusion plutôt que de l’appareil : voyez le rôle exact du matériel.

05Questions fréquentes

Quelles questions reviennent sur l’enregistrement ?

Quatre reviennent régulièrement : la programmation à l’avance, le format des fichiers obtenus, la possibilité de les regarder sur un autre appareil, et la différence entre enregistrer et se contenter du rattrapage. Toutes dépendent du lecteur retenu plutôt que du matériel, ce qui vaut la peine d’être vérifié avant de choisir.

Peut-on programmer un enregistrement à l’avance ?

Cela dépend entièrement du lecteur, et cela suppose un guide des programmes fiable, puisque la programmation s’appuie sur ses horaires. Un guide décalé produit un enregistrement décalé, qui commence ou se termine au mauvais moment.

Dans quel format le fichier est-il enregistré ?

Le lecteur écrit généralement le flux tel qu’il le reçoit, sans le reconvertir. Le fichier obtenu porte donc les caractéristiques de la diffusion d’origine, et sa lisibilité ailleurs dépend du lecteur vidéo utilisé sur l’autre appareil.

Peut-on regarder l’enregistrement sur un autre appareil ?

Seulement après l’avoir copié, par exemple sur une clé USB ou par le réseau local. Un fichier écrit dans l’espace privé d’une application n’est pas visible par les autres appareils de la maison tant que rien ne l’en sort.

Faut-il enregistrer ou utiliser le rattrapage ?

Le rattrapage suffit dans la plupart des cas : il ne demande aucune programmation, aucun espace de stockage et aucun appareil allumé. L’enregistrement garde son intérêt pour conserver durablement un programme, ce que le rattrapage ne permet pas.

Le lecteur le mieux documenté sur cette fonction est TiviMate : voyez ce que son éditeur documente.

Aucun appareil n’a été mesuré ici. Les critères d’achat sont réunis sur la page principale.

Voir les critères d’achat

Les guides d’installation, appareil par appareil