Lecteur IPTV · Windows
Kodi et l’IPTV : ce que fait vraiment ce lecteur
Kodi n’est pas une application IPTV, et c’est la première chose à comprendre avant de s’en servir. C’est un centre multimédia généraliste, publié par une fondation à but non lucratif, qui sait lire une liste de chaînes à condition d’activer le module prévu pour cela.
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Sommaire · 5 sections
01Ce que c’est
Kodi est-il une application IPTV ?
Non, et la confusion explique la plupart des déceptions. C’est un centre multimédia généraliste, conçu d’abord pour lire des fichiers locaux, auquel un module ajoute la lecture d’un flux distant. La fonction existe, mais elle n’est pas ce pour quoi le logiciel a été écrit.
Le logiciel est publié par une fondation à but non lucratif et distribué pour Windows, Linux, Android, Raspberry Pi, macOS et iOS. Cette diversité de plateformes est sa force réelle : c’est l’un des rares lecteurs qui tourne aussi bien sur une carte à quarante euros que sur un ordinateur de bureau.
La contrepartie est qu’il ne fait rien de spécifique à la télévision sans configuration. Là où un lecteur dédié demande une adresse et des identifiants dans un formulaire, celui-ci demande d’abord d’activer un module, puis de lui indiquer où trouver la liste.
| Éditeur | Kodi Foundation |
|---|---|
| Appareils | Windows, Linux, Android, Raspberry Pi, macOS, iOS |
| Formats acceptés | M3U, XMLTV pour le guide |
| Saisie des identifiants | lien de playlist |
| Prix | Gratuit et open source |
| Guide des programmes | Oui |
| Enregistrement | Non documenté |
Ce logiciel ne fournit aucune chaîne par lui-même : un abonnement IPTV donne les identifiants qu’il attend, comme n’importe quel autre lecteur.
02Le module
Quel module permet de lire un flux IPTV ?
Un seul mérite d’être mentionné : le module PVR IPTV Simple Client, fourni avec le logiciel et documenté sur son wiki officiel. Il lit une liste au format M3U et un guide des programmes au format XMLTV. Rien d’autre n’est nécessaire pour regarder.
Le mot important est « fourni ». Ce module fait partie de l’installation standard : il n’y a rien à télécharger ailleurs, aucun dépôt à ajouter, aucune source externe à autoriser. Il suffit de l’activer dans les modules complémentaires déjà présents.
C’est aussi la raison pour laquelle cette page n’en nomme aucun autre. L’écosystème de modules tiers de ce logiciel est vaste, et une grande partie de ce qui circule sous l’étiquette « IPTV » y donne accès à des contenus que personne n’a le droit de distribuer. Le module officiel fait le travail avec vos propres identifiants, ce qui rend le reste inutile.
La configuration se résume à deux champs : l’emplacement de la liste, et éventuellement celui du guide des programmes. Une fois ces deux lignes remplies, les chaînes apparaissent dans la section Télévision du logiciel comme n’importe quelle autre source.
03Les appareils
Sur quels appareils ce lecteur a-t-il un intérêt ?
Surtout sur un ordinateur ou sur une carte de développement, moins sur un téléviseur de salon. Il existe bien pour Android, donc pour les boîtiers, mais son interface a été pensée pour un écran que l’on regarde de près, avec un pointeur plutôt qu’avec une télécommande à quatre flèches.
Sur un ordinateur ancien reconverti en machine de salon, ou sur une petite carte branchée derrière le téléviseur, il n’a pas vraiment d’équivalent : il tourne là où les lecteurs dédiés ne sont pas publiés, et il lit à peu près tout ce qu’on lui donne.
Sur un boîtier de salon acheté pour cet usage, en revanche, un lecteur conçu pour la télévision se pilote mieux à la télécommande et demande moins de configuration. Le choix se fait donc moins sur les fonctions que sur la façon dont vous allez vous en servir.
04Les limites
Quelles limites connaître avant de s’y mettre ?
Trois. La configuration initiale est plus longue qu’ailleurs, l’interface demande à être apprivoisée à la télécommande, et la fondation ne fournit aucune chaîne ni aucun accès. Le logiciel lit ce que vous lui donnez, il ne procure rien par lui-même.
La dernière limite est celle qui compte le plus, et elle vaut d’être dite clairement : installer ce logiciel ne donne accès à aucun contenu. Il faut disposer par ailleurs d’une liste et d’identifiants valides, exactement comme avec n’importe quel autre lecteur.
La première se compense avec un peu de méthode. Notez l’emplacement de votre liste avant de commencer, activez le module, collez l’adresse, redémarrez le logiciel : c’est l’ordre qui évite de chercher pourquoi la section Télévision reste vide.
Le choix du lecteur ne change rien à l’accès, et nos formules d’abonnement se règlent une fois pour douze mois.
05Questions fréquentes
Quelles questions reviennent sur ce lecteur ?
Quatre reviennent constamment : le prix, la nécessité d’ajouter des sources extérieures, la différence avec un lecteur dédié, et l’enregistrement. Aucune ne dépend de votre abonnement, toutes dépendent de ce que le logiciel est et de ce qu’il n’est pas.
Ce logiciel est-il payant ?
Non. Il est gratuit et open source, publié par une fondation à but non lucratif qui le distribue depuis son propre site pour Windows, Linux, Android, Raspberry Pi, macOS et iOS.
Faut-il ajouter des sources extérieures ?
Non, et c’est la réponse qui compte le plus ici. Le module de lecture des flux est fourni avec le logiciel. Ajouter un dépôt extérieur n’apporte rien pour regarder une liste dont vous avez déjà les identifiants, et expose à des contenus distribués sans droits.
Quelle différence avec un lecteur dédié à la télévision ?
La configuration et le confort. Un lecteur dédié demande une adresse dans un formulaire et se pilote à la télécommande dès le premier écran. Celui-ci demande d’activer un module puis de renseigner l’emplacement de la liste, et son interface a été pensée pour un pointeur.
Peut-on enregistrer une émission avec ?
La fonction dépend du module de lecture et d’un service d’enregistrement configuré à part, ce qui sort du cadre d’une installation simple. Pour cet usage précis, un lecteur qui documente l’enregistrement dans sa propre fiche demande beaucoup moins de travail.
Disponibilité
Distribué par la fondation qui le développe, pour Windows, Linux, Android, Raspberry Pi, macOS et iOS.
Vérifié le · à revérifier avant le . Cette catégorie change vite : une fiche présente aujourd’hui peut ne plus l’être dans quelques semaines.
Source : documentation officielle du module PVR IPTV Simple Client
Reste à l’installer sur votre appareil, puis à y saisir vos accès.